M-GRI-190141

Des terroristes prennent d'assaut la terrible prison haute sécurité de Grim Khatraz...

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Siobhán Mornebrise
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M-GRI-190141

Message par Siobhán Mornebrise » jeu. 21 janv. 2021 12:22

Image Date : 19/01/41
Lieu : Sous-sols de Grim Khatraz, mine abandonnée de Gol Thoram
Montagnards :Commandant Brave-Tempête, Lieutenant Mornebrise, Soldats Grondhiver et Rudorage.
Civils impliqués - ou autre :
Type de mission : Infiltration

Les faits : L’ordre de mission était tout sauf clair : se retrouver à Ménéthil, à l’auberge de l’Eau-Profonde, avec des braies chaudes et de quoi naviguer un peu. Pour y faire quoi, où, comment, bonne question.

Sur place, le commandant nous attendait, avec l’air de celui qui ne va pas beaucoup éclairer nos lanternes tant la sienne penne déjà. Après s’être planqués dans une chambre à l’étage, on nous apprend que notre mission concerne une prise d’otages dans la prison de haute sécurité de Grim Khatraz, qui du coup n’est plus tellement de haute sécurité. Les terroristes nous laissent dix-huit heures pour faire je ne sais plus quoi avant de libérer tous les prisonniers de ce Rocher, et de lancer de gros missiles sur Forgefer. Pour ce faire, Obelfer nous a fait grâce d’un sac contenant un peu de matériel TRÈS utile : quelques cartes de la prison et de la mine abandonnée que cache l’îlot, des grenades aveuglantes, deux packs de bière et six barres de savon. Au moins, il peut être sûr que si on y reste on crèvera le cul propre.

Au bout d’un ponton nous attendait un vieux rafiot à peine assez grand pour qu’on s’y mette. J’imagine que c’était pour la discrétion. C’est bien dommage parce qu’à peine arrivés aux abords de la prison, bien cachés derrière un rocher, on s’est fait tirer dans les plumes par ce que Svana a identifié comme « une naine avec notre uniforme ». La tireuse vise sacrément bien, mais Svana aussi, elle a du se prendre un retour de feu dans les miches parce qu’elle nous a laissés tranquilles juste assez de temps pour cacher la coquille de noix et courir vers l’évacuation des eaux usées de la prison.

C’était pas reluisant là-dedans, je sais pas trop quel genre de prisonniers on a là-dedans ni ce qu’on leur donne à manger, mais c’était pas la joie. On en avait jusqu’à mi-cuisses. Grâce aux talents de conseiller d’orientation d’Olrek, nous avons pu remonter le conduit jusqu’a la plus basse des salles de Grim Khatraz, la salle de traitement des eaux usées, qui traitent visiblement plus grand-chose.

Cette salle était montée comme des thermes, avec de grandes piles. Dans l’une d’elles s’était fichée une balle portant le sceau de Forgefer, juste au-dessus d’un sac qui fut vite identifié comme l’un des nôtres, et plus particulièrement celui du sergent Zim Pliskerine, la boite de conserve. Dans son sac, il n’y avait plus que quelques affaires et sa plaque militaire. Il y a fort à parier qu’une prochaine mission consistera à extraire le gnome en morceaux pour qu’il se fasse remonter par la R&D dans un vieux laboratoire.

C’est à peu près à ce moment-là qu’Olrek a commencé à avoir des hallucinations auditives et à causer tout seul. Le mal a vite fait le tour du bataillon, puisque Svana et moi-même avons également eu le droit à quelques messages de propagande directement dans nos caboches. La voix était celle d’un gnome de sexe masculin, inconnue au bataillon. Lui par contre savait plein de trucs sur nous, et nous demandait de nous rebeller contre l’Etat-Major, contre le commandant qui nous mentait, tout ça. Apparemment, « eux », les terroristes donc, seraient des membres du Huitième bataillon abandonnés par Obelfer lors d’une certaine mission Avalanche. Problème : le bataillon n’a que trois ans et le commandant en fut toujours le commandant.

Alors qu’on fouillait un peu la zone qui sentait bien fort le boudin digéré, un « bip-bip-bip-bip » incessant s’est fait entendre. On a d’abord cru à une bombe, mais voyant que ça ne bombait pas trop, on a commencé à chercher l’origine de ce bruit. Forcément, c’était dans un énorme tas de… et c’est Olrek qui a mis la pioche dedans pour essayer de trouver l’appareil. À défaut, il a réussi à déloger un beau crapaud bien dégoutant avec de grosses pustules pleines de pus corrosif. À chaque croassement, il faisait une série de « bip-bip », ce qui lui donnait un air bien plus ridicule que menaçant. À nous quatre, il n’a pas vu longtemps le vert de nos capuches avant de se faire ouvrir le ventre par Svana. Dans sa panse, il n’y avait pas Pliskerine — ça aurait pu — mais un COMUDEC. Problème numéro deux : comme quatre couillons, personne ne savait comment l’éteindre. On l’a donc surchargé et réinitialisé en le « dynamisant » comme disait Olrek, à coup de pied et de foudre.

Une fois éteint, on a pu se concentrer sur la recherche de l’entrée sud de la mine qui devait nous permettre d’infiltrer discrètement — ou pas du coup — la prison. En tapant sur le mur, on a trouvé une paroi plus fine qu’Olrek a cassée en bricolant un bélier avec du ruban adhésif, une pile et quelques vieilles pièces qu’il avait dans son sac.

La mine est vaste, elle perce le Rocher comme un fromage à trou. Notre but et de trouver comment remonter dans les salles supérieures de la prison. Mais avant, on se repose un peu, loin de la crotte et du gnome agaçant.

Conclusions : Après un peu de repos, nous comptons repartir. Il faut avancer dans ce dédale si nous voulons déjouer les plans des terroristes, surtout que nous n'avons que dix-huit heures. Je compte essayer de « dynamiser » à nouveau le COMUDEC pour voir si nous ne pouvons pas en tirer quelques chose de plus que de simples pièces ou un réveil matin.

Blessés : Nos nez.

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