Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Ici, les rumeurs, la vie de l'escouade, en somme toute l'actualité du bataillon !
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Krant Orune
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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Krant Orune » jeu. 27 févr. 2020 13:16

(Partie 1 dans le fil de vie de l'infirmerie)

Un ciel sombre accueilli Krant tandis qu'il était sorti en trombe de l'infirmerie. Reprenant ses esprits après un instant à inspirer profondément, la lumière de l'aube qui caressa son visage lui fit lever son bras d'un réflexe pour se protéger de son rayonnement.
Observant quelques instant ce levé de soleil magnifique, il poussa un profond soupir. Qu'est-ce qui s'était passé tout à l'heure? Frissonnant et mal à l'aise à l'idée de raviver ce souvenir, il essaya de se trouver un autre objectif qui lui permettrait de ne plus penser à ce qui venait de se passer. Que pouvait-il bien faire? La lumière de l'aube revint une nouvelle fois lui taper dans l'oeil. Un déclic se format dans l'esprit du jeune prêtre. Mais oui! Le Fanal. En raison de l'urgence de la situation la nuit dernière, il n'avait pas eu le temps de consolider la sanctification. Il pouvait, ou plutôt même, devait renforcer au plus vite l'endroit où était scellé cet objet maudit.

Grondement de ventre. Regardant rapidement les alentours, il poussa un soupir de soulagement. Il semblerait qu'il n'y avait pas qu'une chose qu'il devait faire. [...]

Après avoir passé une petite heure à se restaurer, et à commencer la préparation d'un bouillon de poulet pour la pauvre siobhan, ce sera d'une bien meilleur humeur que Krant Orune se dirigea vers la grotte scellé. Arrivé sur place, il vérifia d'abord que tout était encore bien en place. Seulement quelques heures s'était déroulé depuis la "mort" de l'enveloppe charnel de la liche, et elle ne devrait pas réapparaître avant un moment, mais valait bien être prudent.

Soulagé que tout était resté tel qu'ils l'avaient laissé en partant, l'héritier Orune commença son travail, à l'aide de ses outils d'inscription, commença à graver des runes de sanctification en répétition, tout autour de la grotte, afin d'enfermer la zone.

Tandis que seul le son de la gravure dans la pierre se faisait entendre, un souvenir se superposa à ce qu'il était en train de faire, le ramenant quelques années en arrière, alors qu'il était en train de faire la même activité, -graver une rune-, et qu'il écoutait son grand-père d'une autre oreille.

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- Crénom! J'te prend encore en train de rêvassé gamin! T'en a rien à faire de c'que j'te dis, c'est ça?

Le jeune nain continua son activité, le visage affichant une mine complétement désintéressé, lui répondant d'une voix ennuyé:

- J'ai entendu, grand-père. Cela fait déjà bien la millième fois que tu me l'a dis. Et franchement, j'vois pas en quoi ça m'sera utile. A quoi ça me servira d'utiliser plusieurs fois la même rune pour un effet que j'peux obtenir avec une seule? C'est bien trop long, et c'est chiant.

Le vieux nain dont les cheveux et la barbe déjà blanchi par l'age écarquillera les yeux, et rugira de plus belle en donnant une claque sur la tête du jeune nain.

-Déjà, tu vas m'parler autrement gamin! C'toi le vétéran ou c'est moi? Écoutes bien c'que j'te dis, c'est important! Ça pourrait bien t'sauver ta vie ou celle d'tes copains un jour!

Se raclant la gorge, Korgel Orune prendra un bout de parchemin vierge trainant sur la table où travaillait Krant, et récupérant un fusain, dessinera grossièrement un cercle au centre de la feuille.

-Regarde! Ça, c'est-

-C'est moche. l’interrompu le jeune, retournant à sa gravure après un rapide coup d'oeil.

Le vieux nain lui redonna une claque sur la tête, avant de reprendre comme s'il n'avait pas été interrompu.

-Ici se trouve théoriquement la rune que tu invoques pas vrai?

Korgel ajoutera ensuite un deuxième cercle autour du premier, puis un troisième.

-Là, maintenant, qu'est-ce que tu vois?

Poussant un soupir las, le jeune prêtre répondra sans plus de motivation:

-Trois cercle runiques, grand-père. Qu'est-ce que tu veux que j'te dise. Ta juste ajouté deux fois la même rune, en plus de la première. C'est pas ça qui va-

-EXACTEMENT! Et c'est ça qui est important gamin! Le secret, pour être un bon runiste, c'est pas le fait d'être le plus rapide, ou le plus fort, ou le plus intelligent! Oh non! Le secret, gamin... C'est la patience. Tu sais c'qu'on m'a toujours répété et que j'utilise toujours jusqu'à aujourd'hui? "Un nain bien préparé en vaut bien trois!" Et c'est vrai!

Grognant d'un soupir exaspéré, il regardera son grand-père.

-Pourquoi tu m'répètes ça grand-père, arrêtes de tourner autour du pot!

Ce dernier reniflera de dedains vers son petit-fils.

-Peuh! J'vais pas te tout te mâcher pour toi quand même! Ta un cerveau ou non? C'pas moi qui m'enferme tout les jours pour lire ces vieux livres.

Voyant le petit jeune commencer à tourner rouge de colère, il lèvera sa main pour l’arrêter.

-Mais j'vais te donner un indice gamin. Mmmh.. Comment j'pourrais te l'faire comprendre... AH! Je sais! Prenons par exemple la cuisine, toi qui aime si bien en faire.

-A qui la faute hein? J'aurais pas à tout faire si tu savais cuisiner sans que ça devienne un désastre! rétorqua le jeune.

-O..Ouai, bon, me fais pas chier hein! Pour en revenir là où j'en étais, la cuisine: Tu utilises des ingrédients pas vrai? De la viande, des épices, tout ces trucs là non? Si tu les bouffe individuellement telle quelle, c'est bof pas vrai? C'est qu'en les préparant, qu'ils s'assemble pour former un bon p'tit plat pas vrai? Et bein les runes, c'est la même chose! La PRE-PA-RA-TION est primordiale, gamin. Oublie jamais ça! Et avec ta tête, j'suis sur que tu peux faire beaucoup mieux que tout les Orunes avant toi. T'es juste trop vert pour l'instant, mais tu peux l'faire, j'te l'garanti!

Roulant des yeux, Krant reprendra son activité de gravure en marmonnant:

-Dis moi que j'suis con aussi, ça ira plus vite...

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Un léger sourire se forma sur les lèvre du jeune prêtre, alors qu'il venait de terminer les inscriptions nécessaire pour une sanctification permanente. Il avait vraiment oublié ce que lui avait dit grand-père. Etrange comment certaines choses reviennent alors qu'on ne s'y attendait pas.

Prenant une inspiration, l'héritier du clan Orune écarta alors les bras, prononçant une prière à la gloire de la Lumière, alimentant petit à petit les sigiles gravé sur le sol et les parois de la grotte, sanctifiant ainsi l'entrée et l'intérieur de l'endroit. Voilà une bonne chose de faîte.

Hochant la tête d'un air satisfait, le prêtre runique retourna ainsi au fortin du Nid de l'Aigle pour déjeuner, et ensuite récupérer le bouillon qu'il avait mis à préparé sur le feu, ainsi qu'un peu d'accompagnement, qu'il décida de placer sur un plateau, pour finalement se diriger vers l'infirmerie. Il espérait que Siobhán s'était réveillée, car il aurait des choses à lui dire.

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Forgrûnd TonneMartel
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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Forgrûnd TonneMartel » sam. 29 févr. 2020 09:38

Forgrûnd était tombé dans un sommeil profond dont rien ne semblait pouvoir le tirer. Ça ne ressemblait pas à un coma pour autant, le bougre ronflant comme un déchiqueteur gnome et parlant par moment dans son sommeil.

De l’extérieur, on eut pu croire qu'il prenait un bon repos, mérité ou pas, selon l'interprétation de chacun. Mais la réalité était tout autre: Le Cauchemar rassemblait ses forces, et tentait une nouvelle incursion contre les défenseurs du Rêve. Une attaque presque aussi violente que lors de l'invasion de la Légion, quoique moins organisée, son Maître ayant été terrassé.

Forgrûnd, ainsi que quelques druides Marteaux-Hardis qui l'avaient suivi, combattaient sous l'égide d'Akil'Darah, luttant inlassablement contre les satyres et les flagellants corrompus, harcelant depuis le ciel en compagnie des druides de la Serre d'Aviana.

Elumar, son ami Kaldorei, menait les troupes au sol sous sa forme d'ours imposante. Il combattait farouchement, rendant coup sur coup à l'ennemi.

Tous, ils tentaient de protéger un bosquet dans lequel les soigneurs venaient en aide aux blessés. Le Cauchemar l'avait pris pour cible, souhaitant achever ce qu'il avait commencé, ne pouvant supporter que ceux qui avaient déjà été mis à terre se relèvent pour le combattre à nouveau.

La bataille était rude. Les défenseurs tombaient rapidement, mais les attaquants plus vite encore. Lorsque Elumar fut sévèrement touché, encerclé par l'ennemi, Forgrûnd vola littéralement à son secours pour disperser ses assaillants.

La blessure était moche, mais l'elfe survivrait, affublé cependant d'une vilaine cicatrice sur le flanc. Le vieux nain le conduisit jusqu'aux soigneurs, tandis qu'autour d'eux, les forces maléfiques battaient en retraite. La bataille était gagnée, mais la guerre, sûrement pas.

Forgrûnd se retourna dans son sommeil en maugréant. Quelque-soient les futures épreuves que les Montagnards devraient affronter, ils devraient les affronter sans leur Second.

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Krant Orune
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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Krant Orune » dim. 1 mars 2020 15:50

Déposant sa lettre de demande comme convenue sur le bureau du Commandant, la jeune recrue poussa un léger soupire. Voilà qui était fait. Il n'avait désormais plus qu'à préparer ses affaires pour le voyage qu'il effectuerait jusqu'à Forgefer et quelques trucs comme des manuscrits pour la prise de note une fois dans les archives.

Il espérait que cette récolte d'information ne serait pas vaine. Voilà depuis bien longtemps que le Cinquième Bataillon avait disparu, et que ce Thudrin Noir-Desseins, qui l'avait trahis, ne s'était transformé en une liche puissante et effrayante. Son objectif ? Retrouver toute les pièces du passé de la Cinquième et de cet individu, et trouver si possible un élément qui permettrait de découvrir l'historique de son ascension. Peut être pourra-t-il trouver quelque chose qui puisse aider la Huitième à se défaire de lui, -définitivement-.

En attendant, en plus de ses préparatifs matériels, il devra s'enquérir auprès de chacun de ses compagnons afin de savoir s'il avait des choses à rapporter de la capitale naine. Il avait déjà demandé à certaines personnes, mais d'autres attendait encore. Il regarda pendant quelques instant sa maigre bourse. Il n'avait eu que le strict minimum pour venir à Nid-de-l'Aigle, plus quelques piècette pour son confort, mais sans plus. Il poussa un long soupire. Il devra faire avec. Le jeune prêtre se dirigea vers son dortoir pour commencer à préparer son voyage.

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Krant Orune
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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Krant Orune » mar. 31 mars 2020 07:25

- Non! C'était pas la vision! Aaaarrg!

Une jeune enfant troll se faisait torturer devant un groupement de troll, tandis qu'elle criait à son innocence. Certains se gaussait, alors que d'autres étaient prêt à venir au mains à cette scène.


Krant ouvrit soudainement les yeux avec une respiration saccadée. Voici donc les fameuses visions qu'avaient promit Akil'Darah, la veille.
Il s'en serait bien passé. Combien de temps cela allait-il durer? Devrait-il chercher un moyen de dissiper cette "bénédiction"? Il ne voulait pas mettre plus en rogne cette divinité, aussi bien pour eux que pour le Second.

Soupirant, il se frotta les yeux, et se leva pour se diriger à l'infirmerie. L'ambiance de l'endroit était devenu apaisant pour lui, et maintenant qu'il était réveillé, il pouvait tout aussi bien continuer à travailler sur ses projets. S'il avait d'un côté des runes à étudier pour le projet P.C.S (aka le projet de confinement), il avait également en tête une nouvelle création qui pourrait bien l'aider à sa tâche de soutien de l'unité. Il connaissait en effet par coeur toute les runes qui se trouvait dans son libram. Il le transportait plus symboliquement, que par nécessité. S'il pouvait faire en sorte qu'il puisse s'animer, et utiliser les runes présentes à l'intérieur en suivant sa volonté... Cela sera comme s'il avait une paire de main en plus.

Ce fut dans cette optique qu'il commença à imaginer une rune à cet effet.

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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Bugli Brave-Tempête » jeu. 2 avr. 2020 10:20

Des Montagnards réservistes sont à pied d'œuvre au Fortin des Hinterlands tandis que la Fierté de Gnomeregan survole la forêt de pins. La lourde porte de l'atelier s'ouvre et le char d'assaut de la Cinquième réparé par Vasili Barbe-Suie en ressort, rutilant. Aussitôt, celui-ci est sanglé à la petite canonnière furtive qui peine à le soulever. L'aéronef de la Recherche & Destruction, son précieux chargement et ses Montagnards se dirige aussitôt vers Hurlevent où il effectuera son ultime halte avant de rejoindre Silithus pour un combat qui s'annonce décisif. L'Etat-Major de Forgefer et le département de R&D ont l'air d'y avoir mis les moyens

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Forgrûnd TonneMartel
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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Forgrûnd TonneMartel » ven. 3 avr. 2020 12:24

Forgrûnd préparait ses herbes pour le rituel. Il était inquiet, perturbé. Et ces dernières nuits de cauchemar n'amélioraient pas son humeur. Il reprit vertement Torvebec qui s'agitait, risquant de déranger l'autel d'Akil'Darah, et s'assit face à celui-ci, en tailleur, respirant les fumées des herbes qui brûlaient dans l'encensoir.

Il ne cherchait pas à communiquer avec son loa, pour une fois. Il tentait en réalité d'atteindre son esprit, de l'observer, de l'analyser. Il cherchait à comprendre comment, et pourquoi, son dieu pouvait ainsi leur infliger des visions douloureuses, et surtout, souhaiter la mort d'un enfant.

Plusieurs hypothèses lui venaient, la plupart impliquant la situation actuelle d'Azeroth et la menace de N'Zoth. Il craignait que son guide soit perturbé par quelques visions, ou peut-être, qu'il eut été remplacé par un serviteur des Dieux Très Anciens. C'était, en un sens, les possiblités les moins effarantes. La pire, pour lui, eut été qu'il s'agissait là bien du vrai Akil'Darah, et qu'il avait voué sa vie, sans le savoir, à une divinité cruelle et barbare. Il ne pouvait l'accepter. Après tout, il avait défié ses supérieurs, et mis en danger ses compagnons pour lui éviter la servitude ou la mort.

Le vieux druide chassa ces pensées de son esprit, et fit le vide dans sa tête pour atteindre un état de conscience différent, plus alerte. Il trouverait ses réponses, quoiqu'il lui en coûte.
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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Bugli Brave-Tempête » dim. 12 avr. 2020 17:48

Image Image

Plus tôt, bien avant le départ pour Silithus…

Dans son rêve enfumé, Forgrûnd observait Akil’darah voler au-dessus de l’azur, entre les nuages qui semblaient s’écarter avec révérence à chaque battement d’ailes. Le druide sous forme de griffon volait lui aussi à ses côtés, sans même échanger un regard avec son Loa, l’examinant juste d’un œil soucieux. De concert, ils survolaient de grandes étendues verdoyantes, des lacs, des rivières et plongèrent entre les contreforts des montagnards. Le Dieu des Griffons ne lui adressa pas un regard, l’oubliant presque. Mais dans ses yeux, calmes et limpides se reflétaient toute sa bonté. S’il avait demandé que l’on tue un enfant, ce n’était pas par cruauté, mais simplement pour veiller à l’équilibre des Hinterlands. Forgrûnd ne pouvait plus en douter.

Cependant, lorsqu’ils survolèrent en rase-motte l’onde paisible d’un lac, le vieux druide aperçut son reflet déformé. Aux côtés d’Akil’darah ne volaient pas un griffon, comme il prétendait l’être, mais un amas de tentacules et de chairs enflées. Ce n’est qu’à ce moment que le Dieu des Griffons abandonna son Grand Prêtre, lui adressant un long regard dévasté de chagrin.

Secoué par cette vision, Forgrûnd se réveilla aussitôt. L’esprit encore embrumé par ce qu’il venait d’entrevoir.

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Forgrûnd TonneMartel
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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Forgrûnd TonneMartel » dim. 3 mai 2020 17:04

Image Les Montagnards se réveillent dans une atmosphère étouffante, perdus au milieu d'une jungle inconnue. Il fait nuit, et, dans le ciel, une seule lune est visible. De plus, ceux qui s'y connaissent un peu peuvent voir que les constellations ne sont pas les mêmes que sur Azéroth...


L'anim' de ce soir commencera alors que vous vous réveillez sur ce qui semble être un monde différent. Vous n'avez aucune idée de comment vous êtes arrivés ici, ni de comment rentrer chez vous. Parviendrez-vous à survivre dans cet environnement hostile? Bonne chance!

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Krant Orune
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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Krant Orune » lun. 4 mai 2020 07:11

Le jeune Orune avait été exténué par cet "environnement hostile" fabriqué de toute pièce. Bien que cela avait été plus une fatigue mentale que physique, la difficulté avait été présente et il avait du faire appel à toute ses ressources pour aider ses camarades.

De retour dans la réalité, il avait été plus que content de quitter le siège sur lequel on l'avait placé pour faire part à l'expérience, afin d'aller se relaxer à des choses qui lui était plus familier, à savoir la lecture du vieux livre qu'il avait acheté, qui aurait apparemment appartenu au Commandant. En dépit de quelques parties manquantes en raison de son état, ce livre contenait de nombreuses informations intéressante au sujet de la Lumière et de ses principes. Il lui faudra à terme restaurer entièrement le librâm s'il voulait avoir toute les connaissances, mais pour le moment, il pouvait faire avec.

Il attendait également avec impatience le début de ses cours concernant le dressage et la monte d'un griffon dans le cadre de son rôle de chevaucheur, et faisait confiance à Siobhán pour préparer tout ceci.

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Electra Thermopile
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Re: Fil de vie - La Caserne des Hinterlands

Message par Electra Thermopile » lun. 4 mai 2020 15:22

Rien de tel qu'une petite soirée organisée par la R&D : outre qu'on voit du paysage sans quitter son chez-soi, on passe un bon moment entre amis. OK, ça manque un peu de grignotage et de boissons fraiches, surtout quand on a l'impression d'avoir couru dans la fournaise d'un monde inconnu, mais les techniciens ne sont pas connus pour leur sens de l'hospitalité, malgré leur capacité à proposer des accueils chaleureux dans leurs simulations.

Essuyant son front en sueur, Electra profite encore un instant du confort relatif des sièges reliés au dispositif de projection mentale. Un coup d’œil autour lui apprend que la plupart des autres Montagnards ont déjà quitté la pièce, pressés de s'éloigner d'une machinerie infernale, certains en lançant aux ingénieurs des regards propres à leur faire cailler le sang dans les veines. Mais fidèles à eux-mêmes, les gnomes semblent trop absorbés par les premiers résultats qui s'affichent sur leur console pour même y prêter attention.

Poussée par une curiosité bien légitime, car après tout, c'est en partie ce qui a motivé qu'elle se porte volontaire pour ce genre de séance, elle s'avance et tente d'engager la conversation avec ceux qui, il y a peu encore, aurait pu être des collègues de travail. A peine si deux d'entre eux lèvent la tête à son approche, esquissant un léger sourire mi figue mi raisin, comme pour lui témoigner la considération redevable à une gnome, et la commisération pour avoir atterri si loin des laboratoires de recherche et développement, l'échelle de valeur suprême pour un nombre important de ses congénères, ces temps ci.

Qu'à cela ne tienne, elle pose quelques unes des questions qui la taraudent, en prenant soin de ne pas les balancer tout de go, et, plus dur pour son ego, en feignant d'admettre, par des paroles implicites, son infériorité technique sur les sujets abordés. La méfiance naturelle des spécialistes est parfois contrebalancée par un désir inconscient d'en mettre plein la vue (et après la séance de ce soir, c'est bien le cas) aux représentants des castes non-techniques, qui ont le bon goût de se mettre en position de recevoir une leçon du maître.

Sa démarche est en partie couronnée de succès, surtout parce qu'on prend le temps de répondre à quelques unes de ses interrogations, et ce, malgré l'effervescence qui règne pour le démontage et le transport du matériel. Elle note cependant que c'est le cadet de l'équipe R&D qui est chargé de la "renseigner", pendant que le reste fait corps autour de la machine, comme pour dresser un écran susceptible de cacher quelques unes de ses particularités. Tout juste apprend-t-elle le nom de la projection de ce soir ("Le projet P.R&D.ATOR X.06, une merveille de réalisme !") ainsi que la nature de quelques unes des technologies mises en œuvre pendant le test ("Douleur par induction nerveuse ! Plus vrai que nature !") Une étrange assertion de la part d'un gamin qui n'a surement jamais du connaitre de douleur plus vive que celle du feu du rasoir sur ses joues.

Toussotement poli au moment où la gnome va poser une nouvelle question : l'équipe est prête à partir, on se salue poliment et elle a même le droit à un petit morceau de métal gravé. Son air perplexe lui vaut un petit complément d'information : c'est la carte de visite du laboratoire, si elle a besoin de renseignements, ou mieux, si elle se porte volontaire pour de nouveaux tests. Nouveau regard où se mêlent pitié et incompréhension, puis tout le groupe s'en va, ne laissant derrière lui qu'une pièce emplie d'un silence à peine troublé par le crépitement du feu dans la cheminée et le brouhaha lointain provenant des dortoirs au dessus.

Prenant à son tour la direction du rez-de-chaussée, en passant par le mess, elle croise Krant, qui, malgré une fatigue évidente, se cramponne à la lecture d'un ouvrage qui semble encore plus mal en point que lui. Un instant, elle envisage de le taquiner mais elle se dit qu'il a surement besoin d'oublier l'aventure traumatique récente : le jeune prêtre des runes a encore beaucoup donné de lui même ce soir, et cela commence à se faire sentir. Aussi ne résiste-t-elle pas à une petite blague en le croisant :

- Si tu continues à ce rythme-là, Krant, ta peau sera encore plus parcheminée que celle de ton codex.

Complétement absorbé lui aussi, c'est à peine si il finit par relever la tête, l'air de revenir de loin et le regard interrogateur. Le montrant puis mimant avec ses mains un oreiller sur lequel elle pose sa joue, Electra lui adresse un petit sourire, auquel il répond, avant d'ajouter qu'il termine ce chapitre plein d'intérêt avant de prendre du repos. La gnome acquiesce, sachant pertinemment que les premiers levés demain matin auront toutes les chances du monde de le réveiller ici même. Le laissant à sa lecture, elle se rend au dortoir, où elle a finit par trouver un emplacement propice (près d'une porte, et sans voisin qui ronfle). Mais le sommeil tarde à venir.
Plutôt que tourner dans son lit réglementaire, elle décide de redescendre à l'atelier, prenant soin d'emmener son oreiller, au cas où.

La grande pièce l'accueille avec son odeur si particulière, et pendant un court instant, elle revit son enfance à Gnomeregan. Puis elle se dirige vers un des établis, fait le point sur l'outillage et sort une petite documentation qu'elle a commencé à rédiger après sa discussion avec Krant. Plusieurs schémas techniques assez simples émaillent des feuillets abondamment annotés : la plupart concernent des modifications à apporter à son matériel standard, ainsi qu'à plusieurs des microbots qu'elle a pu récupérer de Mécagone. L'idée est d'en convertir plusieurs pour effectuer du soutien logistique et surtout sanitaire, afin d'alléger le travail du prêtre des runes, et plus globalement, du personnel médical du bataillon.

Posant une des micros machines sur la paillasse, elle commence à la démonter consciencieusement, afin d'accéder à la structure, et intégrer les petites modifications spéciales auxquelles elle a pris le temps de penser depuis le retour de Silithus. Bientôt, l'atelier vibre d'une petite chansonnette, signe que la gnome est concentrée sur sa tâche...

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